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LA RESPONSABILITE DES ENSEIGNANTS D'EPS EN JUDO.
Quel que soit le savoir qu'il dispense, l'enseignant est tenu à une responsabilité pédagogique qu'il n'appartient pas, en principe, au juriste de connaître. Pourtant, il incombe parfois à celui-ci d'examiner la manière dont un enseignant s'est acquitté de sa tâche, lorsque surviennent des accidents.
Pour que la responsabilité de l'enseignant soit retenue, il faut que l'élève soit sous sa garde. Mais attention : cela ne signifie pas que l'enseignant puisse être dégagé de sa responsabilité s'il s'absente durant un cours. La notion de garde est une notion juridique, pas seulement de fait. On doit donc admettre que la garde commence au moment même où débute le cours et se termine une fois que l'enseignant a transféré sa propre garde à autrui.
La responsabilité de l'enseignant doit pouvoir être engagé, quand celui-ci a commis une faute, par exemple en ne surveillant pas ses élèves ; ou quand il a commis une imprudence ou une négligence, par exemple en les obligeant à effectuer un exercice trop difficile ou sans avoir suffisamment de garantie de sécurité.
La responsabilité d'ordre pédagogique permet à l'enseignant de garantir la « sécurité » de l'élève. Il appartient donc de respecter quelques règles de fonctionnement pédagogiques et didactiques, aux niveaux : des consignes données, des contenus d'enseignement, du choix pédagogique, de l'aménagement du milieu.
Les consignes fondamentales et essentielles à donner aux élèves et surtout à répéter avant chaque situations d'apprentissage.
Ne pas faire « mal » à son partenaire ou adversaire.
Respecter les règles qui régissent le combat.
Si un combattant à une « douleur » il abandonne le combat en tapant sur le partenaire ou au sol trois fois de suite, celui qui a l'avantage doit lâcher sa prise de suite. Il ne doit pas continuer, sinon il se voit disqualifier.
L'arbitre ou l'enseignant a le droit et surtout le devoir d'arrêter le combat s'ils s'aperçoivent que le déroulement du combat peut devenir traumatisant pour l'un des deux combattants; le combat recommence dans sa position initiale.
Retenir son adversaire ou partenaire lorsqu'on le projette au sol. Au début de l'apprentissage des combats ou démonstration debout, celui qui projette au sol n'a pas le droit de tomber avec son partenaire ou adversaire sous peine de se voir refuser les avantages acquis lors de la projection.
Celui qui chute « Uké » ne doit pas entraîner « Tori » lorsque que ce dernier le fait chuter sous peine de ne pas respecter l'intégrité de ce dernier, mais aussi de soit même.
Celui qui est le plus « fort » doit laisser travailler l'autre, et de ne pas y « aller à fond ». Il doit donc gérer sa victoire par un travail propre et technique, avec un minimum de contrôle de soi, et de l'adversaire.
Forme de groupement.
Par niveau, par exemple en poule de trois (voir : travail didactique).
La mixité est possible, les meilleures filles peuvent combattre avec les moins bons garçons et les moins bons garçons peuvent combattre avec les meilleures filles restantes (voir : la poule de trois, travail didactique). Ainsi les meilleures filles (suivant leurs résultats) évoluent dans la hiérarchie des garçons et in versement les moins bons garçons descendent dans la hiérarchie du groupe filles. Il sera à noter, au départ il vaut mieux faire évoluer les filles et les garçons de façon distincte jusqu'à l'obtention de niveaux de réalisations motrices fiables.
Le travail par poids (groupes morphologiques) et sexe est préconisé lorsque que l'on ne se trouve pas en situation par « niveau de performance ». La ligne japonaise est conseillée (montante par poids et sexe) : le gagnant combat avec des adversaires de plus en plus lourds. Il s'arrête de combattre soit quand il perd, soit quand il y a un match nul (Hiki-Waké).
Aménagement du milieu.
Combattre évidemment sur un tatami ou des tapis de sol (utilisés en gymnastique) en veillant à ce qu'ils ne s'écartent pas sinon attention aux problèmes qui peuvent survenir aux orteils par exemple.
Au sol, l'arbitre élève ou l'enseignant ont le droit et le devoir d'arrêter les deux combattants si ceux-ci se rapproche de trop près d'un autre groupe ou de la sotie du tapis. Ils reprennent le combat dans sa position initiale.
Debout, veiller à ce que l'espace soit suffisamment grand pour garantir la « sécurité » de tous. Quand il y a plusieurs combats debout, le travail au sol est interdit (dans ce cas la liaison debout - sol n'existe plus).
Pour conclure, le Judo possède sa propre finalité que l'enseignant doit mettre en place dans son projet pédagogique d'activité, à savoir entre autres :
Le respect.
« sans respect aucune confiance ne peut naître ».
Le respect de l'adversaire, du partenaire.
Le respect des règles de combat et connaissance évidemment avant tout de celles-ci.
Le respect des consignes données par l'enseignant ou l'arbitre lors d'un combat.
Le contrôle de soi.
« c'est savoir se taire lorsque monte la colère ».
Ne pas faire « mal » à son partenaire ou adversaire pour la mettre hors de combat.
Lorsqu'un combattant est plus fort que l'autre, il doit se contrôler par un travail « propre » et technique.
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